
Voyager en avion peut être une expérience aussi excitante que stressante. Entre les files d’attente interminables à l’aéroport, les restrictions de poids pour les bagages, le choix du siège et son prix, ainsi que la gestion du carry-on (désormais payant sur plusieurs lignes aériennes), les obstacles au confort absolu ne manquent pas. Heureusement, il existe de nombreuses astuces de pro pour rendre ton voyage plus agréable sans te ruiner — encore faut-il les connaître!
À lire également : 11 astuces et secrets bien gardés pour économiser et être VIP à l’aéroport de Montréal
Si de nombreux moyens permettent de vivre une expérience VIP à l’aéroport de Montréal à petit prix, j’ai récemment testé un hack pour accéder à la classe affaires à faible coût lors de mon dernier voyage : la mise sur un surclassement. Bonne nouvelle, ça a fonctionné, et ça ne m'a pas coûté cher.
Je te partage donc tout ce que tu dois savoir de ce secret bien gardé qui a complètement changé mon expérience, et si mon investissement a valu la peine.
Le « bid » pour un surclassement vers une classe supérieure
Plusieurs compagnies aériennes offrent la possibilité de miser sur un surclassement. Bien sûr, elles privilégient généralement la vente de ces sièges au tarif plein, mais elles préfèrent tout de même les attribuer à prix réduit via un système d’enchères plutôt que de les laisser vides — ou de les offrir gratuitement. Résultat : une situation gagnant/gagnant, et une excellente façon de voyager en grand sans faire exploser ton budget.
Après avoir réservé ton billet en classe économique, tu pourrais avoir l’occasion de participer à une enchère, si c'est admissible sur ton vol. Il te suffit alors de proposer le montant que tu es prêt.e à débourser pour accéder aux sièges tant convoités et profiter des services supplémentaires associés. Bien sûr, rien n’est garanti : des places doivent être disponibles et ta mise doit être retenue.
Selon la compagnie, tu pourras faire une offre en utilisant ton moyen de paiement habituel ou, dans certains cas, avec tes points privilège. La bonne nouvelle? Le paiement n’est effectué que si « l'upgrade » t’est accordée. En d’autres mots, tu n’as rien à perdre.
Dans la majorité des cas, peu importe le montant proposé, le prix final payé pour la classe affaires demeure bien inférieur à celui d’une réservation initiale, puisque tu acceptes le risque de ne pas obtenir le surclassement.
Que comprend le surclassement, et comment ça fonctionne?
J'ai obtenu le siège « 4A », avec de l'espace pour les jambes et le hublot. @iza.bee | Narcity Québec
À Montréal, plusieurs compagnies aériennes permettent de placer un « bid» sur un surclassement. C’est notamment le cas de WestJet, Air Canada et Lufthansa, pour ne nommer que quelques-unes des plus populaires, ainsi que Copa Airlines, avec qui j’ai voyagé.
Chaque compagnie a son propre fonctionnement, mais en général, tu peux facilement soumettre une mise via leur application mobile ou site Web.
Les surclassements varient en fonction de la classe choisie, mais les avantages commencent souvent dès ton arrivée à l’aéroport : enregistrement prioritaire, franchise de bagages supplémentaire, et accès à un lounge VIP où nourriture et boissons sont incluses. Puis, tu bénéficies de la priorité à l’embarquement, d’un siège spacieux et confortable, ainsi que de petites attentions tout au long du vol, allant d’un repas de meilleure qualité à un service plus personnalisé.
Bref, une expérience haut de gamme sans payer le prix fort.
Mon honnête expérience
À mon avis, miser sur un surclassement peut être un investissement vraiment intéressant, surtout si tu prévois plusieurs dépenses secondaires lors de ton voyage. Avant de faire une enchère, tu peux donc te demander : vais-je dépenser pour un lounge VIP à l'aéroport ou un repas dans un restaurant? Vais-je payer un montant supplémentaire pour ma franchise de bagages ou mon carry-on? Est-ce qu'il y a d'autres dépenses que je prévoyais faire qui sont incluses dans le surclassement?
Dans mon cas, je partais pour plusieurs semaines, ce qui signifiait des bagages volumineux. J’avais aussi prévu dépenser environ 42 $ pour l’accès à un lounge VIP, incluant un repas complet. De plus, avec une escale de trois heures avant un autre vol de seulement 50 minutes, je savais que j’allais devoir acheter de la nourriture entre mes vols si je ne mangeais pas suffisamment dans l'avion. En additionnant la franchise de bagages, les repas et les pourboires, j’estimais mes dépenses à environ 100 $ pour cette journée de déplacements.
La mise minimale pour un surclassement était de 120 $ US (environ 170 $ CA) pour un vol d’environ cinq heures. J’ai donc réfléchi : pour environ 100 $ de plus que mes dépenses déjà budgétées, je pouvais (potentiellement) profiter d’un surclassement et me gâter un peu. J’ai finalement décidé de miser environ 200 $ CA, histoire d’avoir une meilleure chance d’être priorisée par rapport à ceux et celles offrant le minimum. Parce que c'est ça le « concept » d'une mise : ce n'est pas tout le monde qui réussit à l'obtenir. Et je l'ai remportée!
Évidemment, on ne va pas se mentir : c’est un luxe. Chaque vol propose une mise minimale différente, et c'est la plus base que j'ai vu. Pour le retour, par exemple, j’ai remarqué que le montant de départ était beaucoup plus élevé, à 215 $ US. Pour un vol vers l'Europe, j'ai déjà vu des compagnies offrir le « bid » le plus bas à 800 $. Il faut être attentif et surveiller les deals! Comme quoi chaque surclassement dépend du moment, du vol et de la demande.
Mon arrivée à l'aéroport de Montréal et l'accès au lounge
Mon surclassement m’offrait plusieurs avantages intéressants. J’avais un accès prioritaire à l’enregistrement, ainsi qu’une franchise de bagages supplémentaire. Ensuite, je pouvais me diriger vers l’un des salons VIP de Star Alliance, soit le salon Banque Nationale ou le salon Feuille d’érable d’Air Canada.
J’ai opté pour ce dernier et j’ai été très impressionnée par ce qu'il proposait, surtout qu’auparavant, je n’avais visité que le salon Air France KLM à l’aéroport de Montréal. Bien que celui-ci soit très bien, je trouve que l’offre culinaire du salon Feuille d’érable est supérieure.
L'accès au salon Feuille d'érable d'Air Canada était inclu dans mon surclassement. @iza.bee | Narcity Québec
Comme mon vol était prévu le matin, j’ai pu profiter d’un buffet bien garni, comprenant des fruits frais, des viennoiseries, une section de repas chauds et viandes, ainsi qu’un espace dédié au café, thés et jus. Il y avait même un bar à yogourt et bagels.
Le buffet du matin du salon Feuille d'érable d'Air Canada est particulièrement varié. @iza.bee | Narcity Québec, @iza.bee | Narcity Québec
Tout était délicieux et a parfaitement lancé mon voyage en douceur. Les salons offrent également des espaces calmes pour se détendre, ainsi que des toilettes spacieuses et luxueuses, un détail particulièrement apprécié lors des longues journées de voyagement.
Le vol en classe affaires
La classe affaires de l’avion de Copa Airlines dans lequel je voyageais n’était pas la plus luxueuse, mais pour le prix, j’ai trouvé les commodités plus que satisfaisantes.
Le siège était très large, avec un appui pour les mollets ajustable et un dossier inclinable pour une position jusqu’à environ 140 degrés. Ce n’était pas complètement à l’horizontale, mais suffisamment incliné pour offrir un excellent confort et aucune douleur au cou. L’espace pour les jambes était également généreux, permettant de se lever sans déranger la personne assise à côté, un détail vraiment appréciable.
Dès le début du vol, on m’a offert un breuvage, suivi de la distribution de couvertures et d’écouteurs. Lorsque le moment est venu de passer notre commande pour le repas, j’ai choisi l’option sucrée pour le déjeuner : un pain doré aux bananes, accompagné de fruits frais et d’un verre de jus. L’option salée proposait un plat d’œufs. Les mets étaient servis dans de vraies assiettes, ce qui ajoutait une touche plus raffinée à l’expérience.
La classe affaires de Copa Airlines.@iza.bee | Narcity Québec, @iza.bee | Narcity Québec
Pendant le vol, l’agente de bord est venue me voir à plusieurs reprises pour me proposer de l’eau, des boissons supplémentaires et même des collations, toutes incluses. Je suis descendue de l’avion complètement rassasiée, et ce fut de loin le vol le plus paisible que j’aie vécu.
Évidemment, la sortie de l’aéronef s’est faite instantanément, puisque les passagers et passagères de la classe affaires débarquent en premier. De plus, mes bagages portaient la mention « prioritaire », ce qui m’a permis de les récupérer rapidement.
Mon avis général
C’est certain que cette expérience m’a donné envie de retenter ma chance pour obtenir un surclassement à prix réduit lorsque l’occasion se présente et que le coût reste accessible. Cependant, comme les inclusions varient d’une compagnie aérienne à l’autre et même d’un avion à l’autre, il vaut la peine de comparer le coût et les avantages avant de soumettre une mise.
Après, il faut se questionner : quel montant es-tu prêt.e à mettre pour ton confort pendant quelques heures? Dans ce cas, je considère que les 200 $ étaient bien investis. Aurais-je investi 300 ou 400 $ pour ce surclassement? Personnellement, non — je préfère consacrer ce budget à des expériences de voyage. À toi de décider selon tes moyens et tes priorités.
J'ai testé ce truc pour avoir un surclassement à mini-prix en avion et voici mon expérience
Source: News Article Viral
0 Comments