
Fini de jouer dans le trafic pour ne pas manquer ton vol à Dorval? Ce sera peut-être ton cas dès cet été, alors que le nouvel aéroport métropolitain de Montréal (MET) ouvrira officiellement ses portes aux voyages commerciaux grâce à sa toute nouvelle aérogare. À quelques mois de son inauguration, Narcity Québec a visité les lieux.
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Situé à Saint-Hubert, à seulement 15 km du centre-ville de Montréal, MET est loin de l’image d’un petit aéroport régional poussiéreux. Il est flambant neuf.
Il faut dire que Saint-Hubert possède déjà un aéroport, le plus ancien au Canada. Inauguré en 1927, il a même été le principal aéroport de Montréal avant que les vols commerciaux soient transférés à Dorval en 1940 pour contribuer à l’effort de guerre.
Cette fois, la firme derrière le concept, Scott & Associates, et l’entreprise à qui la construction a été confiée, PCL Construction, sont parties de zéro, sur un terrain vague, plutôt que de réaménager un site existant.
Bienvenue à MET
Déjà, en entrant, on sent le neuf à plein nez. Le contraire aurait été surprenant. Cela dit, on retrouve une légère odeur d’aéroport dans ce bâtiment construit en trois ans. Les personnes qui voyagent souvent comprendront.
Toujours côté odorat, la grande différence avec l’aéroport Montréal-Trudeau, c’est l’absence de boutique hors taxes, qui ajoute habituellement une foule d’odeurs de parfums donnant l’impression d’entrer dans une pharmacie Jean Coutu.

Et pour cause : il n’y aura pas de zone internationale, puisque MET ne proposera que des liaisons directes vers des destinations canadiennes, d’un océan à l’autre.
Tu pourrais donc te rendre à Toronto ou à Vancouver. Pour l’instant, seuls Porter Airlines et Pascan Aviation offriront des vols à partir de Saint-Hubert. D’autres transporteurs pourraient toutefois s’y ajouter dans les prochains mois. À suivre.
Au total, la nouvelle aérogare s’étend sur 21 000 m², dispose de neuf passerelles d’embarquement et peut accueillir jusqu’à 900 passagers et passagères dans son aire d’attente. Ça fait pas mal de monde à messe.

« Pour les passagers du Grand Montréal, l'ouverture du terminal de MET offrira plus d'options aux voyageurs et voyageuses et permettra aux compagnies aériennes de profiter d'une plus grande capacité aéroportuaire dans la région métropolitaine », a déclaré Yanic Roy, président-directeur général de l’aéroport métropolitain de Montréal.
Avec ses 40 vols par jour, MET prévoit accueillir près d’un million de voyageurs et de voyageuses dès sa première année, puis environ quatre millions par année d’ici 2029, soit un achalandage comparable à celui des aéroports d’Ottawa, de Winnipeg ou d’Halifax.
MET se positionne d’emblée comme un aéroport spécialisé dans les vols intérieurs sur des appareils monocouloirs de moins de 220 places, les seuls autorisés, puisqu’ils comptent parmi les plus silencieux sur le marché et consomment le moins de carburant.
Pensé pour la clientèle
Dès ton arrivée à MET, tu sens que le parcours a été pensé pour te permettre d’arriver beaucoup moins longtemps à l’avance qu’à l’aéroport Montréal-Trudeau. Grosso modo, l’idée, c’est de te faire entrer, embarquer et décoller sans avoir à parcourir des kilomètres de couloirs.

Pour te donner une idée, le stationnement se trouve à seulement 20 mètres de l’entrée. Ajoute une dizaine de mètres et te voilà aux bornes d'enregistrement en libre-service et aux comptoirs avec dépôt de bagages. Le tout est situé sous un toit qui rappelle une aile d’avion prête au décollage.

Dans le meilleur des mondes, il ne devrait pas y avoir de files interminables à la sécurité. Trois lignes seront en place, avec la possibilité d’en ajouter trois autres au besoin.
Une fois la sécurité passée, te voilà dans le salon d’attente. Côté ambiance, on est loin du béton gris des infrastructures aéroportuaires typiques. On a presque l’impression de voyager dans une autre époque, tout en restant en 2026, grâce au design épuré de l’espace.

Si tu veux de la lumière naturelle, tu seras servi.e. Les journées ensoleillées devraient bien se faire sentir grâce aux nombreuses fenêtres.
On remarque aussi un beau clin d’œil au passage historique du dirigeable R-100 à l’aéroport de Saint-Hubert en 1930.

L’offre commerciale de l’aérogare sera entièrement locale : un Bâton Rouge, un Café Dépôt ainsi qu’une boutique d’articles de voyage seront accessibles dès l’ouverture. Lors de notre visite, les concessions n’étaient pas encore prêtes.
Quant au confort des sièges dans le salon, il y en a pour tous les goûts : du mou, du ferme, du mi-ferme, de gros fauteuils comme de petits bancs. On les a tous testés, bien sûr. Le tout est juste assez confortable pour ne pas te donner envie de t’écraser et de manquer ton vol.

Comment s'y rendre
Pas de voiture? Pas de problème. Une navette express baptisée METbus reliera directement la station de métro Longueuil–Université-de-Sherbrooke à l’aérogare. Le service sera assuré toutes les 35 minutes par le Réseau de transport de l’agglomération de Longueuil (RTL).
Depuis le métro, la navette fera un arrêt à la gare Longueuil–Saint-Hubert, près de la route 116, avant de poursuivre jusqu’à sa destination finale.

Si tu préfères te faire conduire, le débarcadère s’étend sur 500 mètres et comprend trois voies de circulation, de quoi limiter les embouteillages autant à l’arrivée qu’au départ.
Montréal rejoindra donc dès cet été les grandes métropoles mondiales qui misent sur plusieurs aéroports complémentaires pour répondre aux besoins de leur population. Si l’expérience est à la hauteur des attentes, ça pourrait bien changer ta façon de planifier tes prochains voyages.
On a visité le nouvel aéroport métropolitain de Montréal et voici à quoi ça ressemble
Source: News Article Viral

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